Events

Nettoyage de printemps2023-03-16T16:12:37+01:00

Nettoyage de printemps des rues et chemins, chantier nature aux étangs, pique-nique.

Vayres-sur-Essonne
Rendez-vous à 10h devant la mairie

2e Fête des parcs et jardins2023-03-16T16:09:55+01:00

En lisière de la forêt de Fontainebleau, Barbizon, village de caractère situé dans le Parc naturel régional du Gâtinais français, renommé pour son école de peinture pré-impressionniste (Corot, Daubigny, Millet, Rousseau), invite les amoureux des plantes, de la nature et de la biodiversité à se retrouver dans le cadre festif de « BARBIZON, Fête des Parcs & Jardins ». Après une première édition l’an passé qui avait accueilli sur deux jours près de 12 000 visiteurs, le rendez-vous se déroule cette année sur trois jours.
Pépiniéristes, paysagistes, associations, producteurs de produits régionaux, artistes et artisans d’art sont invités à s’interroger sur la thématique 2023 : la re-végétalisation de l’espace public. Cet événement destiné au plus grand nombre, organisé par la mairie de Barbizon dans la rue principale du village des peintres de Seine-et-Marne ainsi que dans des lieux privés ou publics, permet de porter un regard nouveau sur ce village touristique incontournable d’Ile-de-France et typique du Gâtinais.

29, 30 avril et 1er mai
Rues de Barbizon
Samedi 29 avril, dimanche 30 avril et lundi 1er mai de 10h à 19h
Gratuit.
Infos en mairie 01 60 66 41 92 ou www.barbizon.fr

Fête de cresson2023-03-16T16:01:04+01:00

Marché du terroir et animations.

Place de l’église, D’Huison-Longueville
De 10h à 18h

Portes ouvertes de l’église Saint-Denis2023-03-16T15:58:06+01:00

L’église de Moigny-sur-Ecole est consacrée à Saint-Denis, martyr et premier évêque de Paris. Sa construction remonte au XIIème siècle sous l’impulsion des religieux établis à Moigny, mais de nombreuses parties ont été remaniées à cause des destructions engendrées par différents conflits comme la guerre de Cent Ans. A la suite du conflit, l’église a été choisie comme centre du village, les habitations se construisant autour du clocher fortifié.

De dimensions importantes, 33 mètres de long sur 13 de large, l’église Saint- Denis est caractérisée par un imposant clocher atteignant 44 mètres de hauteur, faisant office de repère dans le paysage. Les matériaux de construction utilisés sont typiques de la région, avec des murs composés de blocs de grès et de calcaire taillé et d’une toiture en tuiles plates. Le presbytère attenant, totalement laissé à l’abandon depuis 1875, a été détruit en 1904. L’église, dans un état de délabrement avancé, a quant à elle été entièrement restaurée. Ce chantier, initié en 2001, et la qualité de la restauration ont valu l’attribution des rubans du patrimoine départemental et régional en 2007 et 2014. En 1926, la diversité des styles architecturaux et l’ancienneté du bâtiment valent à l’église Saint Denis de Moigny-sur-Ecole d’être inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le chœur
Le chœur, partie la plus ancienne de l’édifice construite au XIIe siècle, est ornementé sur sa façade extérieure d’une corniche d’arcatures à modillons c’est-à-dire une succession d’arcs ornés de petites têtes de pierre sculptées. Originellement au nombre de 40 en référence aux pères de l’église, il en reste actuellement 32, une partie ayant été détruite pour permettre la construction de la chapelle de la Vierge. Cet élément, très rare dans le Gâtinais, permet de confirmer l’ancienneté du chœur.
Supportée par des contreforts en calcaire taillé, la façade du chœur est percée de hautes baies en arc brisé ornées de vitraux colorés. Malheureusement, à cause de l’explosion d’un dépôt de munitions allemand au château de Courances en 1944, la quasi-totalité des vitraux d’origine de l’édifice a été détruite. L’ensemble des vitraux a été restauré dans les années 70 en incluant des fragments des vitraux originaux. En ce qui concerne sa partie intérieure, l’architecture du chœur est très intéressante. L’abside présente cinq pans se rejoignant au-dessus du chœur par une clé de voûte sculptée représentant un ange aux ailes déployées. Le chœur abrite une statue de Saint-Denis en pierre tenant sa tête entre ses mains. Datant du XVe siècle, il s’agit de l’unique représentation de Saint-Denis en pierre de toute l’Essonne. Cette particularité lui a valu d’être classé au titre des Monuments Historiques en 1911. Dans sa partie Sud, dans le prolongement du collatéral, le chœur abrite une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La clé de voûte de la chapelle représente les armoiries des seigneurs de Fort-Château, c’est-à-dire un couteau et une serpette au sein d’un petit blason. La chapelle accueille aussi une statue en pierre de Saint-Antoine le Grand, saint guérisseur du « mal des ardents », une maladie provoquée par un champignon du seigle. Il est possible que sa présence dans l’église traduise l’importance du nombre de malades dans la paroisse.

Le transept
Le transept fait, aussi bien physiquement que chronologiquement, la transition entre le chœur et la nef. En effet, cet ensemble constitué de deux voûtes est daté du XVe siècle. La postériorité du transept est confirmée par le fait que celui-ci dépasse du collatéral, procurant un aspect saillant depuis l’extérieur et compliquant la forme globale de l’église.
Sur sa partie sud, dans le prolongement du collatéral, le transept forme un ensemble de voûtes peintes, implantées selon un plan rectangulaire. Les clés de voute, sculptées encore une fois, représentent des motifs végétaux ainsi que des têtes humaines. Il est possible de retrouver six anciens bancs en bois datant de 1906. Sous la voûte du transept se trouve l’autel dont le plateau serait celui d’origine. En effet, il a été retrouvé enterré dans la nef lors des travaux de rénovation du bâtiment. Composé d’un unique bloc de pierre, il est décoré sur sa tranche de motifs végétaux sculptés évoquant des feuilles de vigne. Il serait alors un des indices révélant l’importance de la viticulture dans l’histoire du village. Sur le mur séparant le transept de la chapelle de la Vierge, des peintures murales ont été mises à jour lors de la rénovation. La première représente Sainte-Anne instruisant la Vierge Marie et un homme décapité qui pourrait être Saint-Denis. La seconde correspond à un homme déroulant un ruban sur lequel il est possible de lire « Ave Maris stella », hymne traditionnel à la Vierge, écrit à l’envers. La dernière peinture murale du transept correspond aux restes d’un bandeau noir. Ce sont les vestiges d’une litre funéraire, une bande de peinture noire réalisée pour honorer la mort d’un noble local important.

La nef
La nef, partie plus récente du bâtiment, est issue de l’agrandissement réalisé au XVIe siècle. Une plaque de dédicace installée lors de l’inauguration et datée de 1517 est visible au-dessus du portail d’entrée. Celui-ci est de style gothique tardif et est soigneusement ornementé. Le plafond de la nef est composé d’une voûte en plein cintre plâtrée. Elle est bordée de colonnes non achevées qui témoignent d’un projet avorté de construction d’une voûte. Les piliers centraux datent eux aussi du XVIe siècle et sont décorées de têtes sculptées issues du remploi de pierres du XIIe siècle. Un chemin de croix en céramique fabriqué en 1971 décore les murs de la nef tandis que des fonts baptismaux en marbre noir en marque l’entrée. Sur sa façade Nord, la nef est percée de trois grandes baies ornées de vitraux. Si à l’origine les vitraux étaient blancs, ils ont été remplacés par des scènes de la Bible lors de leur rénovation en 2006. Il est alors possible de reconnaître la scène de l’Annonciation ou du baptême du Christ par exemple. Adossée à un pilier se trouve une statue en bois de chêne de la Vierge à l’enfant du XVIIe siècle classée au titre des Monuments Historiques en 1958.
Sur sa partie sud, la nef est bordée par un collatéral datant du XIIe siècle, vestige de l’église d’origine, présentant des chapiteaux se terminant en bourgeons sculptés. La base des arches est formée par des sculptures en pierre représentant des figures humaines, animales ou grotesques. Il s’agit d’un élément caractéristique du style roman qui confirme l’ancienneté du collatéral.
Historiquement, la construction et l’entretien du chœur de l’église étaient confiés au prêtre chargé pour le compte de l’évêque de collecter la dîme ; tandis que la construction de la nef était confiée à la Fabrique, une assemblée de représentants des paroissiens de la commune. La simplicité de l’ornementation de la nef, qui tranche avec la richesse du chœur, illustre parfaitement l’écart financier entre les deux parties en charge de la construction de l’édifice.

Le clocher
Le clocher, implanté dans l’angle Sud-Ouest du bâtiment, est une imposante tour carrée de trois étages soutenus par de hauts contreforts. L’angle Sud-Ouest est constitué d’une tourelle abritant un escalier en vis donnant accès aux différents niveaux de la tour. Le troisième étage, abritant la cloche, est percé de baies en plein cintre à abat-sons. Des trois cloches originellement présentes dans le clocher, seule une, la plus grosse subsiste. Les deux autres ont été réquisitionnées lors de la Révolution pour réutiliser leur bronze dans la fabrication d’armes. La cloche restante, prénommée Louise, est une imposante cloche de bronze de 1060kg datée de 1663. Elle est elle aussi inscrite au titre des Monuments Historiques en 1923. Le sommet du clocher est couronné de quatre frontons à deux versants ainsi que d’une flèche couverte en ardoise surmontée d’un coq en girouette. La construction du clocher remonterait au XVe siècle.

(Extrait de l’inventaire du patrimoine de Moigny-sur-Ecole réalisé par le Parc du Gâtinais)

Portes ouvertes de l’église Saint-Denis2023-03-16T15:57:21+01:00

L’église de Moigny-sur-Ecole est consacrée à Saint-Denis, martyr et premier évêque de Paris. Sa construction remonte au XIIème siècle sous l’impulsion des religieux établis à Moigny, mais de nombreuses parties ont été remaniées à cause des destructions engendrées par différents conflits comme la guerre de Cent Ans. A la suite du conflit, l’église a été choisie comme centre du village, les habitations se construisant autour du clocher fortifié.

De dimensions importantes, 33 mètres de long sur 13 de large, l’église Saint- Denis est caractérisée par un imposant clocher atteignant 44 mètres de hauteur, faisant office de repère dans le paysage. Les matériaux de construction utilisés sont typiques de la région, avec des murs composés de blocs de grès et de calcaire taillé et d’une toiture en tuiles plates. Le presbytère attenant, totalement laissé à l’abandon depuis 1875, a été détruit en 1904. L’église, dans un état de délabrement avancé, a quant à elle été entièrement restaurée. Ce chantier, initié en 2001, et la qualité de la restauration ont valu l’attribution des rubans du patrimoine départemental et régional en 2007 et 2014. En 1926, la diversité des styles architecturaux et l’ancienneté du bâtiment valent à l’église Saint Denis de Moigny-sur-Ecole d’être inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le chœur
Le chœur, partie la plus ancienne de l’édifice construite au XIIe siècle, est ornementé sur sa façade extérieure d’une corniche d’arcatures à modillons c’est-à-dire une succession d’arcs ornés de petites têtes de pierre sculptées. Originellement au nombre de 40 en référence aux pères de l’église, il en reste actuellement 32, une partie ayant été détruite pour permettre la construction de la chapelle de la Vierge. Cet élément, très rare dans le Gâtinais, permet de confirmer l’ancienneté du chœur.
Supportée par des contreforts en calcaire taillé, la façade du chœur est percée de hautes baies en arc brisé ornées de vitraux colorés. Malheureusement, à cause de l’explosion d’un dépôt de munitions allemand au château de Courances en 1944, la quasi-totalité des vitraux d’origine de l’édifice a été détruite. L’ensemble des vitraux a été restauré dans les années 70 en incluant des fragments des vitraux originaux. En ce qui concerne sa partie intérieure, l’architecture du chœur est très intéressante. L’abside présente cinq pans se rejoignant au-dessus du chœur par une clé de voûte sculptée représentant un ange aux ailes déployées. Le chœur abrite une statue de Saint-Denis en pierre tenant sa tête entre ses mains. Datant du XVe siècle, il s’agit de l’unique représentation de Saint-Denis en pierre de toute l’Essonne. Cette particularité lui a valu d’être classé au titre des Monuments Historiques en 1911. Dans sa partie Sud, dans le prolongement du collatéral, le chœur abrite une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La clé de voûte de la chapelle représente les armoiries des seigneurs de Fort-Château, c’est-à-dire un couteau et une serpette au sein d’un petit blason. La chapelle accueille aussi une statue en pierre de Saint-Antoine le Grand, saint guérisseur du « mal des ardents », une maladie provoquée par un champignon du seigle. Il est possible que sa présence dans l’église traduise l’importance du nombre de malades dans la paroisse.

Le transept
Le transept fait, aussi bien physiquement que chronologiquement, la transition entre le chœur et la nef. En effet, cet ensemble constitué de deux voûtes est daté du XVe siècle. La postériorité du transept est confirmée par le fait que celui-ci dépasse du collatéral, procurant un aspect saillant depuis l’extérieur et compliquant la forme globale de l’église.
Sur sa partie sud, dans le prolongement du collatéral, le transept forme un ensemble de voûtes peintes, implantées selon un plan rectangulaire. Les clés de voute, sculptées encore une fois, représentent des motifs végétaux ainsi que des têtes humaines. Il est possible de retrouver six anciens bancs en bois datant de 1906. Sous la voûte du transept se trouve l’autel dont le plateau serait celui d’origine. En effet, il a été retrouvé enterré dans la nef lors des travaux de rénovation du bâtiment. Composé d’un unique bloc de pierre, il est décoré sur sa tranche de motifs végétaux sculptés évoquant des feuilles de vigne. Il serait alors un des indices révélant l’importance de la viticulture dans l’histoire du village. Sur le mur séparant le transept de la chapelle de la Vierge, des peintures murales ont été mises à jour lors de la rénovation. La première représente Sainte-Anne instruisant la Vierge Marie et un homme décapité qui pourrait être Saint-Denis. La seconde correspond à un homme déroulant un ruban sur lequel il est possible de lire « Ave Maris stella », hymne traditionnel à la Vierge, écrit à l’envers. La dernière peinture murale du transept correspond aux restes d’un bandeau noir. Ce sont les vestiges d’une litre funéraire, une bande de peinture noire réalisée pour honorer la mort d’un noble local important.

La nef
La nef, partie plus récente du bâtiment, est issue de l’agrandissement réalisé au XVIe siècle. Une plaque de dédicace installée lors de l’inauguration et datée de 1517 est visible au-dessus du portail d’entrée. Celui-ci est de style gothique tardif et est soigneusement ornementé. Le plafond de la nef est composé d’une voûte en plein cintre plâtrée. Elle est bordée de colonnes non achevées qui témoignent d’un projet avorté de construction d’une voûte. Les piliers centraux datent eux aussi du XVIe siècle et sont décorées de têtes sculptées issues du remploi de pierres du XIIe siècle. Un chemin de croix en céramique fabriqué en 1971 décore les murs de la nef tandis que des fonts baptismaux en marbre noir en marque l’entrée. Sur sa façade Nord, la nef est percée de trois grandes baies ornées de vitraux. Si à l’origine les vitraux étaient blancs, ils ont été remplacés par des scènes de la Bible lors de leur rénovation en 2006. Il est alors possible de reconnaître la scène de l’Annonciation ou du baptême du Christ par exemple. Adossée à un pilier se trouve une statue en bois de chêne de la Vierge à l’enfant du XVIIe siècle classée au titre des Monuments Historiques en 1958.
Sur sa partie sud, la nef est bordée par un collatéral datant du XIIe siècle, vestige de l’église d’origine, présentant des chapiteaux se terminant en bourgeons sculptés. La base des arches est formée par des sculptures en pierre représentant des figures humaines, animales ou grotesques. Il s’agit d’un élément caractéristique du style roman qui confirme l’ancienneté du collatéral.
Historiquement, la construction et l’entretien du chœur de l’église étaient confiés au prêtre chargé pour le compte de l’évêque de collecter la dîme ; tandis que la construction de la nef était confiée à la Fabrique, une assemblée de représentants des paroissiens de la commune. La simplicité de l’ornementation de la nef, qui tranche avec la richesse du chœur, illustre parfaitement l’écart financier entre les deux parties en charge de la construction de l’édifice.

Le clocher
Le clocher, implanté dans l’angle Sud-Ouest du bâtiment, est une imposante tour carrée de trois étages soutenus par de hauts contreforts. L’angle Sud-Ouest est constitué d’une tourelle abritant un escalier en vis donnant accès aux différents niveaux de la tour. Le troisième étage, abritant la cloche, est percé de baies en plein cintre à abat-sons. Des trois cloches originellement présentes dans le clocher, seule une, la plus grosse subsiste. Les deux autres ont été réquisitionnées lors de la Révolution pour réutiliser leur bronze dans la fabrication d’armes. La cloche restante, prénommée Louise, est une imposante cloche de bronze de 1060kg datée de 1663. Elle est elle aussi inscrite au titre des Monuments Historiques en 1923. Le sommet du clocher est couronné de quatre frontons à deux versants ainsi que d’une flèche couverte en ardoise surmontée d’un coq en girouette. La construction du clocher remonterait au XVe siècle.

(Extrait de l’inventaire du patrimoine de Moigny-sur-Ecole réalisé par le Parc du Gâtinais)

Portes ouvertes de l’église Saint-Denis2023-03-16T15:56:37+01:00

L’église de Moigny-sur-Ecole est consacrée à Saint-Denis, martyr et premier évêque de Paris. Sa construction remonte au XIIème siècle sous l’impulsion des religieux établis à Moigny, mais de nombreuses parties ont été remaniées à cause des destructions engendrées par différents conflits comme la guerre de Cent Ans. A la suite du conflit, l’église a été choisie comme centre du village, les habitations se construisant autour du clocher fortifié.

De dimensions importantes, 33 mètres de long sur 13 de large, l’église Saint- Denis est caractérisée par un imposant clocher atteignant 44 mètres de hauteur, faisant office de repère dans le paysage. Les matériaux de construction utilisés sont typiques de la région, avec des murs composés de blocs de grès et de calcaire taillé et d’une toiture en tuiles plates. Le presbytère attenant, totalement laissé à l’abandon depuis 1875, a été détruit en 1904. L’église, dans un état de délabrement avancé, a quant à elle été entièrement restaurée. Ce chantier, initié en 2001, et la qualité de la restauration ont valu l’attribution des rubans du patrimoine départemental et régional en 2007 et 2014. En 1926, la diversité des styles architecturaux et l’ancienneté du bâtiment valent à l’église Saint Denis de Moigny-sur-Ecole d’être inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le chœur
Le chœur, partie la plus ancienne de l’édifice construite au XIIe siècle, est ornementé sur sa façade extérieure d’une corniche d’arcatures à modillons c’est-à-dire une succession d’arcs ornés de petites têtes de pierre sculptées. Originellement au nombre de 40 en référence aux pères de l’église, il en reste actuellement 32, une partie ayant été détruite pour permettre la construction de la chapelle de la Vierge. Cet élément, très rare dans le Gâtinais, permet de confirmer l’ancienneté du chœur.
Supportée par des contreforts en calcaire taillé, la façade du chœur est percée de hautes baies en arc brisé ornées de vitraux colorés. Malheureusement, à cause de l’explosion d’un dépôt de munitions allemand au château de Courances en 1944, la quasi-totalité des vitraux d’origine de l’édifice a été détruite. L’ensemble des vitraux a été restauré dans les années 70 en incluant des fragments des vitraux originaux. En ce qui concerne sa partie intérieure, l’architecture du chœur est très intéressante. L’abside présente cinq pans se rejoignant au-dessus du chœur par une clé de voûte sculptée représentant un ange aux ailes déployées. Le chœur abrite une statue de Saint-Denis en pierre tenant sa tête entre ses mains. Datant du XVe siècle, il s’agit de l’unique représentation de Saint-Denis en pierre de toute l’Essonne. Cette particularité lui a valu d’être classé au titre des Monuments Historiques en 1911. Dans sa partie Sud, dans le prolongement du collatéral, le chœur abrite une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La clé de voûte de la chapelle représente les armoiries des seigneurs de Fort-Château, c’est-à-dire un couteau et une serpette au sein d’un petit blason. La chapelle accueille aussi une statue en pierre de Saint-Antoine le Grand, saint guérisseur du « mal des ardents », une maladie provoquée par un champignon du seigle. Il est possible que sa présence dans l’église traduise l’importance du nombre de malades dans la paroisse.

Le transept
Le transept fait, aussi bien physiquement que chronologiquement, la transition entre le chœur et la nef. En effet, cet ensemble constitué de deux voûtes est daté du XVe siècle. La postériorité du transept est confirmée par le fait que celui-ci dépasse du collatéral, procurant un aspect saillant depuis l’extérieur et compliquant la forme globale de l’église.
Sur sa partie sud, dans le prolongement du collatéral, le transept forme un ensemble de voûtes peintes, implantées selon un plan rectangulaire. Les clés de voute, sculptées encore une fois, représentent des motifs végétaux ainsi que des têtes humaines. Il est possible de retrouver six anciens bancs en bois datant de 1906. Sous la voûte du transept se trouve l’autel dont le plateau serait celui d’origine. En effet, il a été retrouvé enterré dans la nef lors des travaux de rénovation du bâtiment. Composé d’un unique bloc de pierre, il est décoré sur sa tranche de motifs végétaux sculptés évoquant des feuilles de vigne. Il serait alors un des indices révélant l’importance de la viticulture dans l’histoire du village. Sur le mur séparant le transept de la chapelle de la Vierge, des peintures murales ont été mises à jour lors de la rénovation. La première représente Sainte-Anne instruisant la Vierge Marie et un homme décapité qui pourrait être Saint-Denis. La seconde correspond à un homme déroulant un ruban sur lequel il est possible de lire « Ave Maris stella », hymne traditionnel à la Vierge, écrit à l’envers. La dernière peinture murale du transept correspond aux restes d’un bandeau noir. Ce sont les vestiges d’une litre funéraire, une bande de peinture noire réalisée pour honorer la mort d’un noble local important.

La nef
La nef, partie plus récente du bâtiment, est issue de l’agrandissement réalisé au XVIe siècle. Une plaque de dédicace installée lors de l’inauguration et datée de 1517 est visible au-dessus du portail d’entrée. Celui-ci est de style gothique tardif et est soigneusement ornementé. Le plafond de la nef est composé d’une voûte en plein cintre plâtrée. Elle est bordée de colonnes non achevées qui témoignent d’un projet avorté de construction d’une voûte. Les piliers centraux datent eux aussi du XVIe siècle et sont décorées de têtes sculptées issues du remploi de pierres du XIIe siècle. Un chemin de croix en céramique fabriqué en 1971 décore les murs de la nef tandis que des fonts baptismaux en marbre noir en marque l’entrée. Sur sa façade Nord, la nef est percée de trois grandes baies ornées de vitraux. Si à l’origine les vitraux étaient blancs, ils ont été remplacés par des scènes de la Bible lors de leur rénovation en 2006. Il est alors possible de reconnaître la scène de l’Annonciation ou du baptême du Christ par exemple. Adossée à un pilier se trouve une statue en bois de chêne de la Vierge à l’enfant du XVIIe siècle classée au titre des Monuments Historiques en 1958.
Sur sa partie sud, la nef est bordée par un collatéral datant du XIIe siècle, vestige de l’église d’origine, présentant des chapiteaux se terminant en bourgeons sculptés. La base des arches est formée par des sculptures en pierre représentant des figures humaines, animales ou grotesques. Il s’agit d’un élément caractéristique du style roman qui confirme l’ancienneté du collatéral.
Historiquement, la construction et l’entretien du chœur de l’église étaient confiés au prêtre chargé pour le compte de l’évêque de collecter la dîme ; tandis que la construction de la nef était confiée à la Fabrique, une assemblée de représentants des paroissiens de la commune. La simplicité de l’ornementation de la nef, qui tranche avec la richesse du chœur, illustre parfaitement l’écart financier entre les deux parties en charge de la construction de l’édifice.

Le clocher
Le clocher, implanté dans l’angle Sud-Ouest du bâtiment, est une imposante tour carrée de trois étages soutenus par de hauts contreforts. L’angle Sud-Ouest est constitué d’une tourelle abritant un escalier en vis donnant accès aux différents niveaux de la tour. Le troisième étage, abritant la cloche, est percé de baies en plein cintre à abat-sons. Des trois cloches originellement présentes dans le clocher, seule une, la plus grosse subsiste. Les deux autres ont été réquisitionnées lors de la Révolution pour réutiliser leur bronze dans la fabrication d’armes. La cloche restante, prénommée Louise, est une imposante cloche de bronze de 1060kg datée de 1663. Elle est elle aussi inscrite au titre des Monuments Historiques en 1923. Le sommet du clocher est couronné de quatre frontons à deux versants ainsi que d’une flèche couverte en ardoise surmontée d’un coq en girouette. La construction du clocher remonterait au XVe siècle.

(Extrait de l’inventaire du patrimoine de Moigny-sur-Ecole réalisé par le Parc du Gâtinais)

Journées européennes des métiers d’art2023-03-22T14:42:20+01:00
Le loup en France, bientôt partout ?2023-03-07T12:03:24+01:00

La Nuit de la Chouette : balade contée !2023-03-08T17:16:34+01:00

La Balade Contée de la Nuit de la Chouette, dans les vallons et platières du Coquibus, une balade tranquille entre contes et nature, du coucher du soleil au crépuscule, pour guetter le réveil de la chouette et rêver à tout ce qu’elle a toujours su inspirer aux hommes…

Samedi 25 mars à 18h30
avec Geneviève Dumant, conteuse buissonnière
(autour de Milly-la-Forêt)
Les chemins du Coquibus demandent d’être équipés de chaussures plates fermées, et la dernière heure de la balade, après le coucher du soleil, nécessite d’avoir de chauds vêtements à disposition.

Informations et inscriptions au 01 64 98 73 93
(lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 13h, mercredi de 14h à 18h).
Le lieu de rdv vous seront indiqués lors de l’inscription.

Gratuit

La Nuit de la Chouette : balade contée !2023-02-21T11:53:35+01:00

La Balade Contée de la Nuit de la Chouette, dans les vallons et platières du Coquibus, une balade tranquille entre contes et nature, du coucher du soleil au crépuscule, pour guetter le réveil de la chouette et rêver à tout ce qu’elle a toujours su inspirer aux hommes…

Samedi 18 mars à 18h15
avec Geneviève Dumant, conteuse buissonnière
(autour de Milly-la-Forêt)
Les chemins du Coquibus demandent d’être équipés de chaussures plates fermées, et la dernière heure de la balade, après le coucher du soleil, nécessite d’avoir de chauds vêtements à disposition.

Informations et inscriptions au 01 64 98 73 93
(lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 13h, mercredi de 14h à 18h).
Le lieu de rdv vous seront indiqués lors de l’inscription.

Gratuit

La Nuit de la Chouette : balade contée !2023-02-21T11:54:02+01:00

La Balade Contée de la Nuit de la Chouette, dans les vallons et platières du Coquibus, une balade tranquille entre contes et nature, du coucher du soleil au crépuscule, pour guetter le réveil de la chouette et rêver à tout ce qu’elle a toujours su inspirer aux hommes…

Samedi 11 mars à 18h
avec Geneviève Dumant, conteuse buissonnière
(autour de Milly-la-Forêt)
Les chemins du Coquibus demandent d’être équipés de chaussures plates fermées, et la dernière heure de la balade, après le coucher du soleil, nécessite d’avoir de chauds vêtements à disposition.

Informations et inscriptions au 01 64 98 73 93
(lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 13h, mercredi de 14h à 18h).
Le lieu de rdv vous seront indiqués lors de l’inscription.

Gratuit

Formation à destination des entreprises utilisatrices de plantes sauvages2023-02-16T11:06:13+01:00

Le Conservatoire national des Plantes à Parfum, Médicinales, Aromatiques et Industrielles (CNPMAI) accueille en mars une formation à destination des entreprises utilisatrices de plantes sauvages, pour les accompagner dans une démarche d’approvisionnement durable. Cette formation est organisée par l’Association Française des Cueilleurs professionnels de plantes sauvages (AFC).

Lеѕ objectifs dе lа formation

> Comprendre – à travers une expérience de terrain et une approche théorique – la complexité du processus qu’un professionnel doit mettre en œuvre pour récolter une plante sauvage : du repérage du site de cueillette aux problématiques de gestion in situ des ressources.

> Appréhender les bonnes pratiques de cueillette et les stratégies de gestion des ressources et de milieux au travers d’exemples concrets.

> Explorer la diversité des filières d’approvisionnement et des pratiques de cueillette afin de mieux appréhender les enjeux de durabilité de la valorisation économique des plantes sauvages.

Informations pratiques

Date : mardi 28 mars 2023 de 9h30 à 17h30

Lieu : CNPMAI, route de Nemours, 91490 Milly-la-Forêt
Il est possible de venir récupérer les stagiaires à la gare de Fontainebleau-Avon et de les y re-déposer en fin de journée.

Tarifs : 420 € par participant / 250 € pour les entreprises adhérentes à l’AFC
Option repas : 22 € par personne (végétarien ou non végétarien).

Voici un lien vers le descriptif : https://www.cueillettes-pro.org/Formations-AFC-aux-Entreprises-484.html

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