L’homme au coeur du Parc

Les cressiculteurs

CressiculteurLe cresson de fontaine s’étend de septembre à mai, ce qui en faisait, à l’époque où l’on  consommait exclusivement les produits de saison, la seule «verdure» en hiver. Le mode de production du cresson a très peu évolué au fil des siècles : la majorité du travail se fait manuellement, la savoir-faire traditionnel étant perpétué de génération en génération. Les cressonnières constituent un élément remarquable du paysage du Gâtinais français, alliant des perspectives de lignes parallèles et des espaces ouverts souvent inattendus dans les paysages de fonds de vallées. Reconnues par le ministère de l’environnement, du développement durable et de l’aménagement du territoire, les cressonnières du sud de l’Essonne ont reçu en 1992 le label de « Paysages de reconquête ».

Les apiculteurs

Au milieu du XIXe siècle, le miel du Gâtinais était le plus consommé dans la capitale. Le plus recherché pour sa couleur claire, sa transparence, son onctuosité et sa saveur douce provenait de la région située entre Pithiviers, Fontainebleau et Etampes, correspondant au territoire du Parc. Aujourd’hui encore les produits des ruches du Gâtinais français sont appréciés : miel, pollen, gelée royale…

Producteurs de mielPortée par la passion de Camille et de Thierry Sergent pour les abeilles, l’apiculture prend un nouvel essor dans le Gâtinais français depuis l’ouverture de la Miellerie du Gâtinais en 2003 à Boutigny-sur-Essonne. Ce métier proche de la nature représente pour eux une vocation qu’ils partagent avec le public et les scolaires qui leur rendent visite : « le miel est fabriqué par les abeilles, appelées butineuses, qui ont un rôle déterminant dans la pollinisation de nombreuses espèces végétales. En butinant de fleur en fleur, les abeilles les fécondent et  contribuent ainsi à la sauvegarde des espèces végétales sauvages et à l’amélioration des rendements des cultures agricoles. Dès le départ, nous souhaitions faire connaître la nature à travers toutes les abeilles. La création d’un jardin composé de « simples », les plantes aromatiques et médicinales et de fleurs mélifères, est allée de pair avec notre projet, révélant à nos visiteurs une flore ordinaire mais précieuse que fréquentent les nombreux insectes des gâtines et qui fait à présent partie de notre patrimoine botanique. Nous avons l’intime conviction que les plantes et les insectes symbolisent non seulement des indicateurs de la biodiversité, mais qu’ils représentent l’un des maillons essentiels de notre écosystème.

Si nos activités pédagogiques occupent une bonne part de notre temps, notre travail consiste également à assurer la « transhumance » des ruches, selon la floraison de printemps ou d’été des bruyères, des acacias ou des châtaigniers. Une période de froid ou d’intempéries suffit à compromettre notre récolte. Nous espérons atteindre un patrimoine apicole de 500 ruches, ce qui devrait nous permettre de développer la filière. En 2011, nous avons ouvert le premier atelier de production de gelée royale en Ile-de-France ».

Les producteurs de plantes médicinales

La vallée de Milly-la-Forêt est le berceau de la culture des plantes médicinales dont la célèbre menthe de Milly, la qualité des sols sablonneux lui étant propice. Cette spécialisation remonterait au XIIe siècle. Sous la révolution, des habitants qualifiés «d’herboristes» cultivaient les plantes médicinales.

Vers 1850, les Simples représentaient une grande partie de l’économie de la vallée de l’Ecole et ont laissé leur nom à la Plaine des Simples. On y cultive aujourd’hui les plantes aromatiques.

Producteur plantes medicinalesAlain Bosc Bierne, producteur dans le Parc naturel régional du Gâtinais français, présente la menthe poivrée de Milly-la-Forêt… « La menthe poivrée, en opposition aux menthes douces, est particulièrement parfumée et sa haute teneur en menthol procure une forte sensation de fraîcheur. C’est la seule menthe qui soit officinale, avec comme vertu d’être digestive. Elle est recherchée aussi bien pour l’herboristerie que pour ses facultés à produire une huile essentielle de qualité.

La Menthe poivrée de Milly-la-Forêt est issue d’une spécialisation très ancienne, remontant au 12e siècle, de la vallée de l’Ecole, dont les zones agricoles bénéficient d’un terrain très meuble et très frais. Sous la Révolution, des habitants qualifiés «d’herboristes» ont cultivé les plantes médicinales. Vers 1850, les Simples représentaient une grande partie de l’économie de la vallée de l’Ecole et ont laissé leur nom à la Plaine des Simples. La menthe poivrée de Milly est produite sur le territoire du Parc naturel régional du Gâtinais français selon un mode de culture traditionnel, sur de petites surfaces, impliquant un travail manuel important.

C’est une culture « à taille humaine ». Alain Bosc Bierne a spécialisé sa Ferme du Clos d’Artois dans la culture des plantes médicinales: menthe poivrée de Milly-la-Forêt, absinthe, valériane, piloselle.

Tailleur de grès de Fontainebleau

Francisco De Oliveira, artisan dans le Parc naturel régional du Gâtinais français, présente son métier de carrier-tailleur de pierre.

Taille du gres©Marie-Lys Hagenmüller« Le grès est utilisé dès la préhistoire, comme en témoignent les nombreux mégalithes présents sur le territoire du Parc. Il était normal que des milliers d’années plus tard, cette richesse du sous-sol Gâtinais soit exploitée, de manière mesurée, pour construire maisons, murs, rues… Petit à petit, la présence du grès a forgé l’identité des villages du territoire. Les exploitations, souvent situées en pleine forêt sur des failles naturelles de la roche, se développent avec le souci de leur intégration dans le paysage : préservation des points de vue, pas d’extraction à flanc de coteau ou en rebord de plateau, consommation raisonnée du site, re-végétalisation régulière des espaces inutilisés. Mais dans les années 1950, l’exploitation du grès en forêt de Fontainebleau est interdite, repoussant les carriers vers les coteaux des vallées de l’Ecole et de l’Essonne.

Les carriers utilisent des techniques traditionnelles : marteau à la main et coins à enfoncer dans la pierre, ils détachent les blocs des coteaux et taillent des pavés parfaits. Les outils, nécessaires à la fabrication des pièces de grès, sont encore de nos jours forgés par les carriers eux-mêmes ».

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